Pendant 20 ou 30 ans, le dirigeant vit de son entreprise : rémunération, dividendes, avantages en nature. Le jour où il s'arrête, ces flux disparaissent. La pension de retraite obligatoire des travailleurs non salariés remplace en moyenne moins de 15 % de ses revenus d'activité.
Pour combler cet écart, trois leviers doivent être activés en amont : le produit de la cession de l'entreprise (qui représente souvent 60 à 85 % du patrimoine), le PER (plan d'épargne retraite, déductible du bénéfice imposable) et la diversification patrimoniale (assurance-vie, immobilier, private equity) qui génère des revenus complémentaires après la cessation d'activité.
Chacun de ces leviers nécessite du temps. L'apport-cession 150-0 B ter exige un apport des titres avant la cession. Le pacte Dutreil impose un engagement de plusieurs années. Les versements PER doivent être étalés pour maximiser l'avantage fiscal. Plus le dirigeant commence tôt, plus les options sont nombreuses et le résultat optimisé.