Préparer son départ en retraite

Retraite TNS moyenne : 1 150 €/mois. Pour un dirigeant habitué à 10 000 €, l'écart est vertigineux. Le produit de cession, le PER et la stratégie d'investissement comblent la différence — à condition d'anticiper.

Pourquoi le départ en retraite du dirigeant se prépare tôt ?

La retraite d'un dirigeant n'est pas un simple changement de statut. C'est une transformation complète de son modèle économique personnel.

Pendant 20 ou 30 ans, le dirigeant vit de son entreprise : rémunération, dividendes, avantages en nature. Le jour où il s'arrête, ces flux disparaissent. La pension de retraite obligatoire des travailleurs non salariés remplace en moyenne moins de 15 % de ses revenus d'activité.

Pour combler cet écart, trois leviers doivent être activés en amont : le produit de la cession de l'entreprise (qui représente souvent 60 à 85 % du patrimoine), le PER (plan d'épargne retraite, déductible du bénéfice imposable) et la diversification patrimoniale (assurance-vie, immobilier, private equity) qui génère des revenus complémentaires après la cessation d'activité.

Chacun de ces leviers nécessite du temps. L'apport-cession 150-0 B ter exige un apport des titres avant la cession. Le pacte Dutreil impose un engagement de plusieurs années. Les versements PER doivent être étalés pour maximiser l'avantage fiscal. Plus le dirigeant commence tôt, plus les options sont nombreuses et le résultat optimisé.

Ce qu'il faut préparer avant de partir

— 5 ans

Vérifier les droits acquis

Nombre de trimestres validés, montant estimé de la pension (SAM sur les 25 meilleures années), opportunité de rachats de trimestres (études, années incomplètes). Un écart de 4 trimestres peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros en décote.

— 3 ans

Structurer la cession

Créer la holding, apporter les titres, activer le report d'imposition 150-0 B ter. En cas de transmission familiale, mettre en place le pacte Dutreil. Notre page cession d'entreprise détaille le parcours complet.

— 2 ans

Optimiser la rémunération de fin

L'année de cession concentre les revenus (prix de vente + derniers dividendes + rémunération). Optimiser le dosage salaire/dividendes, maximiser les versements PER déductibles, programmer les donations avant le fait générateur — chaque arbitrage réduit la charge fiscale.

— 1 an

Protéger le conjoint

Vérifier le régime matrimonial, mettre à jour les clauses bénéficiaires d'assurance-vie, organiser la prévoyance pour la transition. Le changement de régime matrimonial prend 3 à 6 mois — ne pas attendre la dernière minute.

Jour J

Céder et réinvestir

Activer l'exonération de plus-value pour départ en retraite (article 151 septies A — exonération totale d'IR, sans plafond). Déployer le produit de cession via la holding : assurance-vie luxembourgeoise, private equity, immobilier.

Après

Générer des revenus durables

Construire une allocation qui produit 4 000 à 8 000 €/mois de revenus complémentaires à la pension : rachats partiels d'assurance-vie (abattement 4 600/9 200 € après 8 ans), revenus du capital réinvesti, sortie en capital du PER.

Le cumul emploi-retraite a changé en 2023. Depuis la réforme, le cumul intégral génère de nouveaux droits à retraite (seconde pension). Un dirigeant qui cède son entreprise mais conserve un mandat dans une autre structure peut cumuler pension et revenus d'activité tout en acquérant des droits supplémentaires. Cette option mérite une analyse patrimoniale dédiée.

Chez CH Gestion Privée, la retraite du dirigeant est un projet patrimonial global. Nous coordonnons la cession, l'optimisation fiscale, le réinvestissement et la protection du conjoint dans une stratégie unique. Un bilan patrimonial réalisé 5 ans avant le départ permet d'identifier tous les leviers disponibles. Cabinet basé à Annecy, intervenant à Lyon et dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Vos questions sur la retraite du dirigeant

Quand commencer à préparer sa retraite de dirigeant ?

Idéalement 5 à 10 ans avant le départ envisagé. Certains dispositifs (apport-cession, pacte Dutreil) nécessitent plusieurs années de mise en place. La vérification des trimestres, l'optimisation du SAM et la mise en place d'un PER doivent démarrer bien avant la cessation d'activité.

Un dirigeant TNS touche-t-il une retraite suffisante ?

Rarement. La retraite moyenne d'un TNS est d'environ 1 150 €/mois. Pour un dirigeant habitué à 8 000 à 15 000 €/mois, le taux de remplacement est très faible. Le PER, l'assurance-vie et le produit de cession de l'entreprise comblent cet écart — à condition de les avoir préparés en amont.

Peut-on cumuler retraite et activité après la cession ?

Oui. Depuis la réforme 2023, le cumul emploi-retraite intégral génère de nouveaux droits à la retraite. Un dirigeant qui cède son entreprise mais conserve un mandat dans une autre structure peut cumuler sa pension et ses revenus d'activité, tout en acquérant une seconde pension.

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