Le dirigeant concentre ses efforts sur son entreprise. Sa prévoyance personnelle passe au second plan — quand elle n'est pas tout simplement oubliée. Pourtant, les régimes obligatoires des travailleurs non salariés (TNS) offrent une couverture très insuffisante : indemnités journalières faibles, invalidité forfaitaire, capital décès dérisoire (20 % du PASS pour les artisans et commerçants, soit environ 9 300 €).
Pour un président de SAS qui ne perçoit aucune rémunération, la situation est encore plus critique : aucune cotisation, donc aucune couverture. Ni indemnités journalières, ni invalidité, ni capital décès. En cas d'incapacité, aucune prestation n'est versée — ni à lui, ni à sa famille.
Ce vide de protection crée un risque double : un risque économique pour l'entreprise (qui perd son dirigeant sans filet) et un risque patrimonial pour la famille (qui supporte les conséquences financières sans ressource).