Prévoyance dirigeant

Un AVC un mardi matin. Un accident de voiture un dimanche soir. Votre entreprise continue de tourner — mais vous n'êtes plus aux commandes. Qui décide ? Qui paie ? Qui protège votre famille ?

Pourquoi la plupart des dirigeants ne sont pas couverts ?

Près d'un dirigeant de PME sur deux de plus de 60 ans n'a aucune couverture de prévoyance adaptée à sa situation réelle.

Le dirigeant concentre ses efforts sur son entreprise. Sa prévoyance personnelle passe au second plan — quand elle n'est pas tout simplement oubliée. Pourtant, les régimes obligatoires des travailleurs non salariés (TNS) offrent une couverture très insuffisante : indemnités journalières faibles, invalidité forfaitaire, capital décès dérisoire (20 % du PASS pour les artisans et commerçants, soit environ 9 300 €).

Pour un président de SAS qui ne perçoit aucune rémunération, la situation est encore plus critique : aucune cotisation, donc aucune couverture. Ni indemnités journalières, ni invalidité, ni capital décès. En cas d'incapacité, aucune prestation n'est versée — ni à lui, ni à sa famille.

Ce vide de protection crée un risque double : un risque économique pour l'entreprise (qui perd son dirigeant sans filet) et un risque patrimonial pour la famille (qui supporte les conséquences financières sans ressource).

Trois scénarios que personne n'anticipe

90 jours

Incapacité temporaire

Un arrêt de travail prolongé. Le gérant TNS reçoit des indemnités journalières après un délai de carence de 3 jours — mais plafonnées à environ 60 €/jour. Pour un dirigeant habitué à 8 000 ou 12 000 €/mois de revenus, le décalage est brutal. L'entreprise continue de supporter ses charges fixes sans la présence de celui qui la pilote.

66 %

Invalidité

Une invalidité permanente qui empêche de reprendre l'activité. La rente d'invalidité du régime obligatoire TNS couvre au mieux 50 % du revenu moyen, souvent moins. Pour un dirigeant dont 85 % du patrimoine est dans l'entreprise, l'impossibilité de diriger entraîne une perte de valeur de l'outil professionnel — sans mécanisme de sortie prévu.

9 300 €

Décès

Le capital décès du régime obligatoire des artisans et commerçants représente 20 % du PASS — environ 9 300 €. Pour un dirigeant dont l'entreprise vaut 2 M€, cette somme ne couvre même pas un mois de charges familiales. Sans assurance homme-clé, l'entreprise perd son dirigeant et son financement bancaire dans le même temps.

Quels dispositifs mettre en place pour se protéger ?

1

Prévoyance Madelin — protéger le dirigeant et sa famille

Les contrats Madelin (loi du 11 février 1994) couvrent les TNS en incapacité, invalidité et décès. Les cotisations sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite de 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS. Pour un dirigeant au TMI 41 %, le coût réel d'une couverture de 4 000 €/an est d'environ 2 400 € après déduction. C'est le premier levier à activer.

2

Assurance homme-clé — protéger l'entreprise

L'assurance homme-clé verse un capital à la société pour compenser la perte de chiffre d'affaires liée à l'absence du dirigeant. Les primes sont déductibles du résultat de l'entreprise (IS). En cas de sinistre, le capital permet de financer un remplacement temporaire, de maintenir la trésorerie et de rassurer les partenaires bancaires. Sans cette couverture, les banques peuvent exiger le remboursement anticipé des emprunts.

3

Mandat de protection future — organiser la gouvernance

Le mandat de protection future (articles 477 à 494 du Code civil) permet au dirigeant de désigner à l'avance la personne qui prendra les décisions en cas d'incapacité — sans passer par une mise sous tutelle judiciaire. Ce mandat couvre les actes d'administration et de disposition sur le patrimoine personnel, et peut inclure la gestion de l'entreprise via un mandataire désigné. Coût de mise en place : quelques milliers d'euros. Coût de l'absence de mandat : 12 mois de procédure judiciaire et de paralysie décisionnelle.

4

Clause bénéficiaire et régime matrimonial — protéger le conjoint

La clause bénéficiaire de l'assurance-vie détermine qui reçoit le capital en cas de décès. Mal rédigée, elle peut avantager un ex-conjoint ou créer des conflits entre héritiers. En parallèle, le régime matrimonial conditionne la protection du conjoint survivant — un avantage matrimonial (clause de préciput, attribution intégrale) peut sécuriser le logement et les revenus du conjoint sans droits de succession.

Président de SAS sans rémunération : vous n'avez aucune couverture sociale. Ni maladie (hors PUMa), ni indemnités journalières, ni invalidité, ni capital décès. Un contrat de prévoyance individuel (non Madelin, car non TNS) est le strict minimum. Ne pas en avoir, c'est exposer votre famille à un risque financier total en cas d'accident.

Chez CH Gestion Privée, l'audit de prévoyance fait partie de chaque bilan patrimonial. Nous cartographions vos couvertures existantes (régime obligatoire, contrats en place, assurance-vie), identifions les carences, et proposons les solutions adaptées — en coordination avec votre expert-comptable pour optimiser la déductibilité. Cabinet basé à Annecy, intervenant à Lyon et dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Vos questions sur la prévoyance dirigeant

Un président de SAS non rémunéré a-t-il une couverture prévoyance ?

Non. Sans rémunération, aucune cotisation n'est versée à un régime obligatoire. Le président n'a ni indemnités journalières, ni couverture invalidité, ni capital décès. En cas d'accident ou de maladie, aucune prestation n'est versée. Un contrat de prévoyance individuel est indispensable.

Quelle différence entre assurance homme-clé et prévoyance dirigeant ?

L'assurance homme-clé protège l'entreprise : elle verse un capital à la société pour compenser la perte de chiffre d'affaires. La prévoyance dirigeant protège la personne et sa famille : elle verse des indemnités journalières, une rente d'invalidité ou un capital décès au dirigeant ou à ses ayants droit. Les deux sont complémentaires — l'une ne remplace pas l'autre.

Les cotisations Madelin sont-elles déductibles ?

Oui. Pour les TNS (gérants majoritaires, entrepreneurs individuels), les cotisations de prévoyance Madelin sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite de 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS. Cette déduction réduit l'IR et les cotisations sociales. Pour un dirigeant au TMI 41 %, une cotisation de 4 000 € ne coûte réellement qu'environ 2 400 €.

Êtes-vous réellement couvert ?

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