Le frontalier du bassin genevois fait face à des arbitrages que les résidents classiques ne rencontrent pas. Ses prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine sont réduits à 7,5 % au lieu de 17,2 % — mais un simple investissement locatif peut lui faire perdre le statut de quasi-résident genevois et toutes les déductions réelles qui vont avec (rachats LPP, 3e pilier A, intérêts d'emprunt).
Son 2e pilier représente souvent entre 300 000 et 800 000 CHF. Le choix entre retrait en capital et conversion en rente change radicalement l'imposition — en Suisse au retrait, en France à la perception. Et depuis la dénonciation de la convention successorale franco-suisse en 2014, le risque de double imposition au décès est réel.
Chaque décision patrimoniale — investir, racheter du 2e pilier, changer de régime matrimonial, préparer la retraite — doit être évaluée dans les deux juridictions simultanément. Notre page dédiée au patrimoine frontalier France-Suisse détaille ces enjeux.