Flat Tax à 31,4 % : ce qui change pour les dirigeants en 2026
Le taux réel d’imposition des dividendes du dirigeant n’est pas de 30 % mais de 48,55 % — en cumulant l’IS à 25 % sur le bénéfice distribué et le PFU à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS depuis la LFSS 2026). Voici le calcul détaillé, les seuils de bascule entre PFU et barème progressif, et l’impact pour un gérant majoritaire de SARL soumis aux cotisations TNS au-delà de 10 % du capital.
La part d’impôt sur le revenu reste stable à 12,8 %. C’est la composante sociale qui explique l’augmentation. La CSG sur les revenus du capital grimpe de 1,4 point. Les prélèvements sociaux passent ainsi de 17,2 % à 18,6 %.
CH Gestion Privée, basé à Annecy, accompagne les dirigeants de PME en Haute-Savoie et à Lyon dans l’arbitrage salaire-dividendes — en intégrant les dimensions fiscale, sociale et patrimoniale.
Les revenus touchés par la hausse de la flat tax
Plusieurs catégories de revenus subissent cette augmentation dès 2026. Les dirigeants doivent identifier lesquels impactent leur situation.
Les dividendes sont en première ligne. Vos distributions de SAS, SARL ou sociétés civiles supportent désormais 31,4 % de prélèvement. Pour un dividende brut de 100 000 €, vous perceviez 70 000 € net en 2025. En 2026, il ne reste que 68 600 €.
La location meublée non professionnelle (LMNP) subit également la hausse. Contrairement aux revenus fonciers classiques, les bénéfices industriels et commerciaux du meublé passent à 18,6 % de prélèvements sociaux.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) voit sa fiscalité de sortie alourdie. La taxation des gains lors d’un déblocage en capital atteint 31,4 %. Un paramètre majeur si vous envisagez un retrait pour l’achat de votre résidence principale.
Le PEA conserve son exonération d’impôt après 5 ans. Toutefois, la ponction sociale à la sortie passe de 17,2 % à 18,6 %.
Les plus-values mobilières et les cryptoactifs sont concernés. Vos gains sur compte-titres ordinaire et actifs numériques supportent la nouvelle flat tax.
Les produits de taux suivent la même logique. Intérêts de comptes à terme et obligations subissent le prélèvement à 31,4 %.
Les enveloppes qui échappent à la hausse
Certains placements conservent le taux historique de 17,2 % de prélèvements sociaux. Ces refuges fiscaux méritent une attention particulière.
L’assurance-vie et les contrats de capitalisation maintiennent leur avantage. Les gains restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux. Cette stabilité renforce leur attractivité pour les dirigeants cherchant à capitaliser.
L’immobilier de rapport en location nue échappe également à la hausse. Les revenus fonciers et les plus-values immobilières conservent l’ancien taux.
Adapter sa stratégie de dirigeant en 2026
Cette hausse de 4,6 % de la pression fiscale sur vos flux impose une révision complète. Le coût de l’immobilisme augmente chaque année.
L’arbitrage entre rémunération et dividendes doit être recalculé. Selon votre tranche marginale d’imposition, l’option pour le barème progressif peut redevenir pertinente dans certains cas.
Le réinvestissement au sein de l’entreprise gagne en attractivité. Plutôt que distribuer et subir la flat tax, investir dans le développement préserve la valeur.
Les enveloppes de capitalisation offrent une alternative. Assurance-vie luxembourgeoise, contrats de capitalisation : ces outils permettent de faire croître un patrimoine en différant la fiscalité.
Pour les dirigeants qui envisagent une cession, l’apport-cession reste un levier puissant. Il permet de réinvestir les plus-values sans subir immédiatement la nouvelle flat tax.
En cas de divorce, le partage des dividendes accumulés et la répartition des parts sociales ajoutent une couche de complexité fiscale — le régime matrimonial du dirigeant conditionne directement l’issue.